Déclaration liminaire au CST du 04/06/2026
Mme la Vice-Présidente Déléguée aux Ressources Humaines et au Dialogue social,
M. le Directeur Général des Services,
Mme la Directrice des Ressources Humaines,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Cher(e)s collègues,
Nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle mandature au sein du Comité Social Territorial.
Cette instance est le pivot de la vie démocratique de notre collectivité. Pour les agents que nous représentons, ce premier rendez-vous n’est pas qu’une simple formalité administrative. Il doit poser les fondations d’un dialogue social sincère, exigeant et respectueux.
Le dialogue social est une nécessité, pas une option.
Le dialogue social ne peut se résumer à une simple relecture de dossiers déjà arbitrés en amont ou à l’enregistrement de décisions unilatérales.
Pour notre syndicat, le respect du dialogue social repose sur trois piliers indissociables :
– L’anticipation : Nous refusons la politique du fait accompli. Les représentants du personnel doivent être saisis en amont des projets pour porter la voix du terrain.
– La transparence : Un débat de qualité nécessite un accès complet et loyal à l’information. Sans visibilité sur la stratégie de la collectivité, le dialogue est biaisé.
– La considération : Derrière chaque dossier technique, il y a des femmes et des hommes, leurs conditions de travail, leur santé et leur vie personnelle.
Écouter les organisations syndicales, c’est avant tout respecter les agents.
Le contexte actuel marqué par les tensions sur le pouvoir d’achat, les besoins de reconnaissance professionnelle et les transformations des métiers territoriaux exige une collectivité exemplaire.
Nous attendons de cette instance qu’elle soit un lieu de co-construction. Si nous savons faire preuve de responsabilité, nous serons également des observateurs vigilants et intransigeants face à toute tentative de passage en force ou de dégradation du climat social.
« Le dialogue social n’est pas un frein à l’action publique, c’est le garant de son efficacité et de sa pérennité. »
Madame la Vice-Présidente, nous abordons cette mandature avec la volonté d’être des interlocuteurs constructifs. Nous espérons que cette volonté est partagée et que nos échanges futurs seront marqués par une réelle volonté d’aboutir à des solutions favorables à l’intérêt général et aux droits des agents.
Dans cet état d’esprit, nous avons rédigé un cahier de revendications que nous vous remettons ce jour ainsi qu’un exemplaire à transmettre à M. le Président de la Métropole afin d’alimenter l’agenda social.
Nous vous remercions de votre écoute et demandons que cette déclaration soit jointe au procès-verbal de cette séance.
